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de Kartõ di Crømo

L’Esquisse

Les valises devant, les désirs dans la malle, Les enfants à l’arrière, les envies au plus mal. Les malheurs d’une existence plus ou moins bancale, Le malaise dans l’opulence, tout est paradoxal. Tout reste à voir, dans le monde il s’élance, L’éternel touriste, plein de vie, d’assurance, Mais au moindre faux pas, hagard cherchant l’assistance, Il sera de retour car l’argent fixe l’urgence. Ouvrez les portes que les questions se posent ! Où sont les amorces pour que les couleurs s’imposent ? L’éveil est le meilleur état pour que vivent nos rêves, Même si la vie est une esquisse que seule la mort achève. L’esprit qui écrit et le front qui transpire, Notre homme aux labeurs, construit là son avenir. Les lignes de sa main maintiennent la ligne de mire, La douceur de son teint vient le protéger du pire. Tout reste à faire, finalement la naissance, Reste le critère qui définit l’excellence. Quand le talent s’hérite, la règle devient l’évidence, Dans une certaine mesure la vie a un certain sens. Ouvrez les portes que les questions se posent ! Où sont les amorces pour que les couleurs s’imposent ? L’éveil est le meilleur état pour que vivent nos rêves, Même si la vie est une esquisse que seule la mort achève. Une esquisse, un trait que vient tracer la main, Guidée par le passé, la foi du lendemain, L’homme alimente au large tous ses plus fiers desseins, Se plaît malgré la source à évoquer le destin. Tout reste en friche pour la pensée qui avance, Celle qui cherche et conçoit sa propre obsolescence, La force et la faiblesse sont souvent de connivence, Pour qui se bat en acceptant sa future absence.